| Nom | Aronov | Age | 41 | Profession | Prêtre |
| Prénom | Konstantin | Sexe | Masculin | Nationalité | Russe |
Description physique:
Physique imposant, 1m92 pour 90kg, toutefois athlétique. Konstantin a un visage buriné, toujours rasé de près, des yeux bleus extrêmement clairs, et malgré son relativement jeune âge, des cheveux grisonnant. Ce qui caractérise Aronov, c'est surtout les nombreux tatouages qui recouvrent son corps, reflétant son appartenance passée à la mafia Est européenne. Notamment une église orthodoxe à neuf coupoles dans le dos, une croix inversée sur la pommette droite, un crucifix au niveau de la trachée, ainsi que sur les mains et les phalanges.
Style vestimentaire:
La majeur partie du temps en costumes trois pièces simples et sombres, une broche discrète en forme de croix latine en argent attachée au col signalant son statut de prédicateur.
Description de la personnalité:Konstantin est une personne taciturne et froide au premiers abords, au caractère dur et solitaire, toutefois son besoin d'aider les les âmes qu'il rencontre entraine une facilité de communication, il sera facile à aborder, et n'hésiteras pas à aller vers les gens. Cependant il est tiraillé entre ses habitudes de violence et de rage, et son désir de repentir, ce qui en fait un homme qui risque tout de même de s'emporter facilement et qui n'hésitera pas à se servir d'une solution violente si il juge que cela est nécessaire.

Жди меня и я вернусь,
Только очень жди,
Жди, когда наводят грусть
Желтые дожди.
Жди, когда снега метут,
Жди, когда жара,
Жди, когда других не ждут,
Позабыв вчера.
Жди, когда из дальних мест
Писем не придет,
Жди, когда уж надоест
Всем, кто вместе ждет.
Жди меня, и я вернусь,
Не жалей добра
Всем, кто знает наизусть,
Что забыть пора.
Пусть поверят сын и мать
В то, что нет меня,
Пусть друзья устанут ждать,
Сядут у огня,
Выпьют горькое вино
На помин души...
Жди. И с ними заодно
Выпить не спеши.
Жди меня и я вернусь,
Всем смертям назло.
Кто не ждал меня, тот пусть
Скажет: - Повезло!
Не понять, не ждавшим им,
Как среди огня
Ожиданием своим
Тыd спасла меня.
Как я выжил, будем знать
Только мы с тобой, -
Просто ты умела ждать
Как никто другой
Pour Konstantin c’était là tout ce qui lui restait de sa mère, ces quelques mots écrit par un poète qu’elle lui répétait souvent. Il n’avait pas connu son père, enfant il pensait que c’était lui qui avait écrit ce poème. Il l’imaginait soldat ou quelque chose du genre…
Mais il en était venu à détester les soldats, la police et tout ce qui pouvait s’en rapprocher.
Il n’avait jamais su si c’était vraiment des militaires ou des fous furieux bien armés qui avait pris d’assaut sa maison, il devait avoir 6 ou 7 ans à l’époque et sa mère lui avait ordonné de se taire et de se cacher.
Il avait obéi.
Konstantin avait toujours été quelqu’un d’obéissant.
Même quand sa mère avait criée, quand il l’avait entendu se débattre tandis qu’ils la violaient. Même quand elle avait cessé de crier…
C’est la faim qui l’avait sorti de sous le plancher.
Sa mère gisait non loin dans une posture incongru, son haut déchiré, ses jupes relevés. Une ligne rouge barrait son cou gracile et ses cheveux baignaient dans une flaque rouge et visqueuse. Elle était toujours belle malgré les marques sur son visage la trace des sillons de larmes séchés achevait le tableau. Cette image ne cessa de hanter les cauchemars du jeune garçon qu’il était.
Encore aujourd’hui…
Il avait erré dans les rues froides mais les quelques maisons aux alentour semblaient silencieuse, il avait eu peur d’y entrer, elle lui faisait trop penser à des tombeaux. Et ce silence… Le même que celui de sa pauvre mère, on aurait dit des êtres sans vie…
Il avait rejoint la ville la plus proche en faisant du stop. Etrangement il ne parla pas de ce qui s’était passé. Jamais. Mais dans sa tête d’enfant traumatisé, c’était la faute des militaires. Peut-être même de son propre père.
Konstantin fut assez rapidement recueillit par des sœurs, il vécut jusqu’à son adolescence au couvent. Il détestait cet endroit, il trouvait les sœurs méchantes et mesquines. Comme si elle tentait de se venger de leurs vies sur les petits garçons orphelins.
Dès que l’occasion se présenta il fila.
Et l’occasion se présenta assez vite, a 15 ans le jeune homme qu’il allait devenir se dessinait déjà sous les coutures de ses vêtements et il n’hésitait pas à se faire entendre à coup de poings. C’était ainsi que ça marchait au couvent, non pas qu’il n’aimait pas ses frères d’adoption, il les aimait bien même, à sa façon, mais il devait se faire sa place dans le monde et celle-ci se ferais dans le sang.
Il s’était mis à commettre quelques délit mineur, quelques deal par ci par là rien de plus, c’est au cœur d’une rixe avec d’autres jeune qu’il avait été ramassé par un vieux bonhomme a l’air étrange, dans la voiture la plus classe qu’il ait été donné de voir au petit Aronov.
La suite est des plus classique, gros bras a l’âge de 16ans Constantin gravit les échelons assez rapidement, sa stature lui assurait un avenir tout tracé. Fini les galères pour l’orphelin.
Il fut coursiers, chauffeurs, transporteur… Tous ce qu’on pouvait lui donné à faire il le faisait sans broncher, il nettoya même plusieurs scènes de meurtres qui aurait pu embarrasser plus d’un gros poisson en Russie.
Il lui arriva de tuer, quand les choses tournaient mal bien sûr mais seulement si c’était la dernière option.
Il prit deux fois des contrats.
Le premier n’était qu’un dealer notoire qui devait de l’argent aux mauvaise personne et dont on lui demanda de faire un exemple. Le second…
Le second était plus compliqué. Konstantin n’avait jamais tué de femme. La maitresse d’un homme haut placé en savait trop sur ses relations. Elle devait disparaitre. Aronov avait hésité mais y était finalement allé, il avait frappé à la porte de la chambre du petit hôtel, quand celle-ci s’était entrouverte il l’avait envoyée valser d’un coup de pied. La femme derrière chuta violement sur la moquette sale, son nez saignait, ses yeux suppliai.
Ce n’est pas tant la femme en elle-même que le sillon de ses larmes qui lui rappelèrent sa mère. Ce soir-là il ne put pas se résoudre à finir le travail, son collègue s’en chargea.
Après ça Konstantin n’eut plus une nuit de paix, il revoyait le visage de sa mère accusateur le pourchasser dans d’interminable couloirs d’hôtels a la moquette sale. Il tomba rapidement dans en dépression. L’alcool, la drogue, on disait qu’il n’était plus apte à travailler… Et dans ce milieu ne plus être apte signifie ne plus être du tout.
On lui envoya même un nettoyeur une fois, quand il desserra ses imposants doigts du cou de l’agresseur il remarqua qu’il s’agissait d’un jeune qu’il avait formé lui-même.
C’en était trop…
C’est au bord du suicide que Konstantin entra dans une église, entre les chants des pauvres gens réuni et le prêtre qui sermonnait-il se passa comme un déclic pour cet homme qui n’avait jamais vécu que dans la violence.
Cette nuit-là il pleura beaucoup, plus encore que la nuit ou il avait perdu sa mère. Au matin il avait changé de ville, d’identité. Il rejoignit un séminaire et rentra dans les ordres.
Les gens se retournent souvent sur cet étrange personnage traversant la rue, le père Aronov ne laisse pas ses paroissiens indifférents.

Traduction du poème de Constantin Simonov:
Attends-moi
Si tu m'attends, je reviendrai,
Mais attends-moi très fort.
Attends, quand la pluie jaune
Apporte la tristesse,
Attends quand la neige tournoie,
Attends quand triomphe l'été
Attends quand le passé s'oublie
Et qu'on n’attend plus les autres.
Attends quand des pays lointains
Il ne viendra plus de courrier,
Attends, lorsque seront lassés
Ceux qui avec toi attendaient.
Si tu m'attends, je reviendrai.
Ne leur pardonne pas, à ceux
Qui vont trouver les mots pour dire
Qu'est venu le temps de l'oubli.
Et s'ils croient, mon fils et ma mère,
S'ils croient, que je ne suis plus,
Si les amis las de m'attendre
Viennent s'asseoir auprès du feu,
Et s'ils portent un toast funèbre
A la mémoire de mon âme...
Attends. Attends et avec eux
Refuse de lever ton verre.
Si tu m'attends, je reviendrai
En dépit de toutes les morts.
Et qui ne m'a pas attendu
Peut bien dire : "C'est de la veine".
Ceux qui ne m'ont pas attendu
D'où le comprendraient-ils, comment
En plein milieu du feu,
Ton attente
M'a sauvé.
Comment j'ai survécu, seuls toi et moi
Nous le saurons,
C'est bien simple, tu auras su m'attendre, comme personne.